Culture locale

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Mis à jour (Lundi, 16 Mars 2009 20:12)

Plusieurs cultures se côtoient à Mayotte, une première d'origine comorienne concernant 60% de la population, une seconde malgache, fortement marquée par la première et enfin française et occidentale qui imprègne de plus en plus les deux premières.

Même si le français est la langue officielle, nombreux sont ceux qui parlent (voire écrivent) le shimaore (ou mahorais) qui contient de fortes racines swahilies ou encore un dialecte issu du malgache, le shibushi. Ce sont les deux langues principales de Mayotte. La première, le shimaore varie d'un village à l'autre, même s'ils sont proches. Le mahorais a largement été modifié au cours du temps, notamment du fait des métropolitains. L'illettrisme en français toucherait 35 % des hommes et 40 % des femmes, mais serait bien moindre concernant l'arabe (enseigné dans les écoles coraniques).

Le moringue ou mouringué, analogue à la capoeira brésilienne, était pratiqué, jusqu'à la fin des années 1980, entre villages rivaux. Il a, actuellement, presque disparu. On peut encore avoir l'occasion d'assister au moringue mahorais durant le mois de ramadan : "Au coucher du soleil, après avoir bien mangé, les gens se regroupent sur la place publique, tapent sur les tam-tam et pratiquent le moringue. La seule différence avec la capoeira est que cette dernière se rapproche d'arts martiaux alors que le moringue n'a strictement aucun enseignement ni règle réellement définie. Des règles, il y en a, comme obligation de combattre à main nu, et auparavant chacun des deux protagonistes pose son pied sur celui de l'autre et vice versa, empêchant ainsi la fuite. La rancune reste interdite une fois le combat fini et en dehors de celui-ci. S'il doit y avoir vengeance, celle-ci se fera à un prochain mouringué, ou lors du même moringué. Mais le "moringue" est considéré, par les mahorais (habitants de Mayotte) comme un jeu, il est et reste aussi un moyen de règlement d'éventuels différends. C'est aussi un moment de convivialité. Les lutteurs deviennent très souvent amis après la lutte. Auparavant, le moringué se faisait entre villages voisins, et peu importe la distance, on se déplaçait à pied. Des mouringués se font aussi tout autour de l'île et des invitations orales convient tout le monde à rejoindre le lieu dit. Un lutteur peut défier jusqu'à quatre adversaires ou plus en même temps, le nombre de combats n'est pas limité. Il peut être culturel ou sauvage et barbare, selon le fait qu'il soit organisé en ville ou en brousse, constat d'un reporter local.

De nombreux écrivains locaux racontent l'île à travers leurs ouvrages. Des spectacles divers illuminent les veillées des week-ends, du théâtre à la tradition locale en passant par la musique. Mayotte connait différentes sortes de musique dont le « m'godro », musique locale s'inspirant du salégy ou saleg, une musique malgache.

Un carnaval scolaire se perpétue vers les mois de juin-juillet. Au cours de l'année scolaire, les élèves organisent et préparent cet événement. Aidés des enseignants, ils illustrent le thème de l'année et le parfont. Celui-ci a souvent pour but d'informer et de sensibiliser la population et les jeunes, le sujet change chaque année. Dans les années 1990 se sont succédé des idées telles que les pirates, la tortue, et d'autres thématiques axées sur l'environnement et la vie de tous les jours.

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